Option page plein écran : cliquer pour accès à la commande LA DIFFUSION DE LA PRESSE CLANDESTINE PAR LES LYCÉENSDès la rentrée d’octobre 1940, se manifestent au lycée les premiers signes de l’opposition à l’occupation et au Régime de Vichy, avec François-Yves GUILLIN, Marcel ROSETTE, Marcel THENON, Paul MILLET, Jacques MAYNAL … Deux mois plus tard, les premiers tracts, succincts mais virulents commencent à circuler, sous l’impulsion majeure de Paul PIODA, pionnier et pilier du mouvement "Libération" dans l’Ain. Ils sont seulement montrés à quelques personnes sûres, puis détruits. Alors que certains se dirigent vers d’autres mouvements de Résistance, c’est le lycéen Marcel THENON qui est le fédérateur d’un mouvement interne au lycée. En 1942, les premières sixaines ( groupes de six Résistants ), dirigées par NIOGRET, ANDRE, MARINET, ALLAND, BOUVET, FIGUET, s’organisent sous les ordres de MORIN. Les tracts deviennent plus fréquents et de plus en plus documentés, et fin 1942 apparaissent les premiers exemplaires du journal clandestin "Libération". L’approvisionnement devient plus abondant, et se répand au lycée de filles Edgar QUINET, ainsi qu’à l’EPS (École Primaire Supérieure) de CARRIAT. Stalingrad et Pearl Harbour alimentent les rubriques, mais l’occupation par les Allemands de la "zone Sud" rend le contexte encore plus dangereux. Indifférents aux querelles des chefs nationaux des mouvements de Résistance, les lycéens distribuent aussi "Combat", "Franc-Tireur", et "Bir-Hakeim", etc … On saura plus tard que "Libération" et "Franc-Tireur" sont imprimés à Bourg même. En 1943 la structure résistante du lycée appartient maintenant au mouvement FUJ (Forces Unies de la Jeunesse), synthèse nationale de la Résistance Jeune. Elle bénéficie du concours de Hugues BARRANGE, Chef régional des FUJ, Surveillant général au lycée, puis de son successeur SCHMIDT, alsacien camouflé sous le nom de BOURGEOIS. C’est ce dernier qui assure le convoyage des journaux et tracts depuis Lyon. Les lycéens ne se contentent pas de la diffusion à l’intérieur de l’établissement, ils se chargent surtout de paquets de journaux qu’ils font circuler dans leur entourage à la faveur de leur retour hebdomadaire dans leurs familles. Ce n’est pas sans risque étant donné la surveillance étroite exercée dans les trains et sur les routes par la police allemande mais aussi la police française et la milice. Mais cette diffusion de journaux qui circulent ensuite de mains en mains assurent à la Résistance une audience de plus en plus large dans la population dont l’information n’est alimentée que par une presse "aux ordres", et dûment censurée. Première approche des futurs Résistants qui entreront dans les réseaux, elle est aussi une cible pour Vichy et les Allemands car rapporteur fidèle des reculs et défaites des armées allemandes et japonaises autant que des actions locales de sabotage, elle entretient l’espérance et l’insoumission. Le temps des armes s’est greffé sur cette souche. Jean MARINET et Pierre FIGUETRetour vers haut de page 
Date de création : 30/07/2009 @ 18:10
Dernière modification : 02/08/2009 @ 08:25
Catégorie : 04. La Résistance des lycéens
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