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Résistance Lycée Lalande

 

 

   Wer dem Verbrechen Nachsicht übt, wird sein Komplize   Voltaire
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Bienvenue

Ce site est un rappel de la guerre en vue d'aider la Paix.
La barbarie nazie paraissait impensable dans la France des années trente. Elle était pourtant à nos portes, dans un pays éminemment cultivé.
Les menaces sur la Paix sont toujours d'une nature nouvelle : nous devons concilir la sérénité de la douceur de vivre avec la lucidiré et l'indispensable engagement.
Soyez vigilants.


Calendrier des manifestations


c. Les actions directes avant le débarquement - 02. 1943-1944 - G. GUILLAND

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1943 - 1944

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1943

Au lycée nous tentons de rester calmes le plus possible tout en ménageant quelques soupapes de sécurité comme la bataille des effigies pour remplacer les portraits de Pétain par ceux du Général de Gaulle.
Des "essaims", comme disait Philippe, sont créés par des émissaires, dans les collèges et lycées du département. Marinet donne l’exemple.
Ainsi les F.U.J. apparaissent-ils à Oyonnax, Nantua, Belley…
Nous recrutons aussi hors des lycées afin de réunir le plus possible de compétences diverses et pouvoir faire face à toutes les missions prévisibles : boulanger (Baillet), chauffeurs (Nicolas…), garagistes, charcutier ou boucher (Fremion…), menuisier ou charpentier…

III /
L’instruction militaire est assurée au mieux au cours de brefs stages au Maquis, par les chefs de section qui sont tous d’anciens sous-officiers.
Par prudence, les candidats arrivent à vélo, au compte-goutte.
Bouvet dans sa grange et moi dans ma cave, recevons un à un quelques garçons qui ne peuvent pas se déplacer et les familiarisons avec les armes dont ils disposeront bientôt.

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1944
VIVRE AU MAQUIS

Les problèmes sont nombreux et grands les dangers.
En juillet, notre chef national ainsi que 10 membres de son bureau sont fusillés.

Il faut :

  • Loger les hommes : fermes abandonnées, granges, tentes de camping, abris de branchages…Jamais plus d’une semaine au même endroit ; jamais plus de 12 hommes ; jamais à moins de 2 ou 3 Km du prochain groupe.

  • Surveiller les passages ou intrusions éventuelles d’allemands ou miliciens, lors de discrètes patrouilles à pied ou à vélo et en établissant des rapports avec des postiers, commerçants, paysans, acquis à notre cause.

  • Manger.

    • 1) en recourant à :
      • la "mendicité" auprès de cultivateurs, éleveurs,commerçants…

      • des coups de mains sur les mairies à l’occasion de la distribution des tickets d’alimentation.

      • des achats payés avec des bons assurant un "remboursement après la victoire"… auxquels beaucoup auraient préféré des billets de banque… d’où l’attaque de la Trésorerie Générale.

      2) en bénéficiant :
      • de cadeaux parfois royaux… une vache, une meule entière de gruyère… 2 sacs de 50kg de pommes de terre.

      • des parachutages allez-vous dire ! Aucun n’a jamais contenu la moindre ration de combat !!
        Nous avions faim et nous transformions en lévriers efflanqués.

  • Soigner : hélas, ni médecin, ni infirmière à la 5ème Cie F.U.J. Seuls quelques garçons comme moi (Brigadier Z) avaient bénéficié de sommaires cours de secourisme.Pour les cas sérieux, il fallait parfois dénicher en urgence, le praticien bienveillant et pas trop craintif. Nous en avons heureusement trouvé un chaque fois.

  • Habiller : Chacun garde sur le dos ce qu’il portait à l’arrivée.
    Le seul uniforme est le brassard F.U.J. à croix de Lorraine, réalisé par ma tante Badoux.

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Brassard
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IV /

1944
REMPLIR NOTRE MISSION

Début 44, Philippe me nomme commandant en second de la 5ème Cie F.U.J. et chef des commandos.

A/ Les actions "militaires" sont réalisées à l’initiation des commandants de compagnies et pour les plus importantes, aux ordres du commandant Romans-Petit, patron des Maquis de l’Ain et du Haut Jura, qui nous répétait sans cesse :

  • n’oubliez jamais que nous ne sommes pas en guerre contre les Français, sauf cas de légitime défense.

  • Ne vous prenez pas pour de vrais guerriers. Contentez-vous d’actions brêves avec retraite rapide assurée.

  • Rendez compte.

Attaque de la régie des tramways de l’Ain qui nous procure des véhicules et du carburant.
Attaque de

  • convois routiers allemands

  • ponts et lignes de chemin de fer

  • troupes à pieds en déplacement

  • transports de carburant (citernes)

Abattage d’arbre en travers des routes.
Confiscation de véhicules appartenant à des miliciens et plus souvent à des collaborateurs.
Attaque de la Trésorerie Générale de Bourg (05/06/44) qui devait être couplée avec l’exécution d’un officier supérieur germain.

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Attaque de la Trésorerie générale    Attaque de la Trésorerie générale
(NDLR : cf. contribution de Jean Marinet sur le même sujet [Cliquer])
Rencontres et accrochages défensifs sérieux :
  • au barrage de Thiou (19/06)
  • au col de la Lèbe (25/06)
  • aux carrières d’Hauteville (12/07)
Attaque victorieuse d’un train blindé à Argis près de Tenay (07/07).
Défense de Méximieux (31/08 -> 01/09) en coopération avec d’autres compagnies (Clin, Giraud…).
Pour la 1ère fois, les ordres sont de TENIR A TOUT PRIX !

B/ Les actions de "police"
Enquêtes sur les menées des collaborateurs qui n’étaient pas tous "bons à pendre". L’un d’eux m’a sauvé la vie.
  • Arrestation et exécution des dénonciateurs
    • Le tribunal est constitué du commandant de Cie et des chefs de section – aucun avocat n’est prévu – le suspect assure sa propre défense…

    • Le peloton d’exécution se compose de 9 hommes désignés. L’un est doté, au hasard, d’un fusil chargé à blanc. Ainsi, un cœur sensible peut penser qu’il n’a pas été un acteur actif.

    • Enterrement immédiat, sur place.

    • Libération d’amis détenus (Baillet).

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V /

SENS ET VALEUR DE NOTRE ACTION
Notre but était la défense :
  • de l’honneur de la France
  • de la Liberté
Dans l’immédiat et dans le futur.
Nous étions essentiellement des volontaires qui, étant donné leur jeune âge, n’étaient poussés :
  • ni par la crainte d’être incorporés dans les "camps de jeunesse" ou "l’armée de l’armistice"

  • ni par celle d’être expédiés en Allemagne au titre de la "relève des prisonniers" ou du S.T.O.

mais étaient prêts à se battre et à donner leur vie pour la seule victoire de leur idéal.
Rappelons les paroles de J. Chatagner en septembre 44 :
"quand … on lui dira (au maquisard) : mais vous étiez au Maquis. Qu’y avez-vous fait ?
Il répondra :
Mon devoir"

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APRÈS LA LIBÉRATION DE BOURG-EN-BRESSE

Nombreux sont mes amis qui se sont engagés dans les F.F.L., la division alpine… afin de continuer le combat jusqu’à l’écrasement final du Reich.
Je les admire, les félicite , et parfois pleure ceux qui sont tombés (Alex, Clerc, Guyon, Valentin, Girard…).
Moi j’ai repris assez vite mes études ; Fac de Sciences puis de Médecine…

Nombreux sont mes amis qui se sont engagés dans les F.F.L., la division alpine… afin de continuer le combat jusqu’à l’écrasement final du Reich.
Je les admire, les félicite , et parfois pleure ceux qui sont tombés (Alex, Clerc, Guyon, Valentin, Girard…).
Moi j’ai repris assez vite mes études ; fac de Sciences puis de Médecine…

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À CE JOUR

Survivent quelques vieux Résistants dont la moyenne d’âge doit avoisiner les 90 ans et qui ont bien raison d’être fiers d’arborer la "Médaille" conférée à ceux qui ont pris une part active à la lutte contre l’armée allemande.

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Gilbert GUILLAND - Août 2007


Date de création : 07/11/2007 @ 08:21
Dernière modification : 20/03/2010 @ 11:02
Catégorie : 04. La Résistance des lycéens
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Actualisé : 6 septembre 2010


Base : GuppY v4.0.3 - Licence Libre CeCILL © - Adaptation pour Resistance Lalande : JY Guillin